Sélectionner une page

Charte d’écriture non sexiste

Introduction

Partant du principe que la langue est le reflet de notre société et que le langage forme la pensée, le Réseau Transition Suisse Romande fait le choix de la subvertir et de faire parfois entorse aux règles orthographiques en vigueur afin de refléter sa vision d’un monde inclusif et non sexiste. Par l’adoption des quelques principes qui suivent, nous nous adressons tant à celles qui se sentent femmes, à ceux qui se sentent hommes, et à celles et ceux — non binaires — qui ne se sentent appartenir à aucun de ces genres.

La proposition qui suit, bien qu’imparfaite et incomplète, s’inspire de ce qui se fait déjà et est destinée à évoluer.

Principe

Nous refusons d’utiliser le masculin générique en guise de « genre non marqué », puisque… il est marqué. Autant que possible, nous adoptons des formulations qui n’invisibilisent pas le féminin au profit du masculin.

Formes liées

S’il ne nous vient pas à l’esprit une forme épicène, nous utiliserons les formes liées pour parler par exemple des utopien·nes et s’assurer qu’i·elles se reconnaissent. Pour cela, nous adoptons le point médian : « · ».

Accord de proximité

Pour éviter les lourdeurs, nous appliquons (parfois) la règle de proximité en accordant en genre et en nombre avec le nom le plus proche. Ainsi, les militants et militantes mobilisées affichent par exemple un participe passé accordé au féminin.

Les noms de métiers

La langue étant avant tout orale, nous nous efforçons de rendre notre lecture aussi fluide que possible, tout en respectant nos quelques principes d’écriture non sexiste. Ainsi, nous préférons nous adressez aux auteur·es et aux docteur·es plutôt qu’aux auteur·ices et docteurs et doctoresses, puisque nos oreilles n’entendent pas l’orthographe, mais apprécient l’économie des mots.

Enfin, nos efforts et notre bonne volonté ne sont pas des garant·es de perfection et nous vous invitons à l’indulgence si vous remarquez des erreurs, des écarts ou des incohérences dans nos formulations.

Et si le cœur vous en dit, rejoignez-nous dans cette belle aventure d’éthique orthographique pour créer le monde solidaire et inclusif dont nous rêvons !

L’équipe du Réseau Transition Suisse Romande

 

N.B. – Dans notre effort de féminiser les mots qui peuvent l’être, nous tenterons néanmoins de simplifier la démarche sans (trop) torturer la langue. Ainsi, tout comme un homme peut être une victime, une vedette ou une brute (malheureusement  !), une femme peut être le témoin d’un accident. De la même manière que la jambe est un membre du corps humain, une femme est un membre d’une assemblée, soit un élément d’un groupe.